"Une passion et un lyrisme aussi irresistibles que grisants" Alain Cochard - Diapason

 

"On est frappé par leur complicité et par leur liberté de ton. Sans abdiquer leur personnalité, ils parviennent à vibrer et respirer ensemble avec un élan vital réjouissant" Christian Merlin - Le Figaro

 

"Un style simple et élégant, un sens inné du cantabile aux multiples couleurs" Frank Langlois - Le monde de la musique

 

 

Édition du vendredi 17 août 2007*Richard Galliano et le Trio Hoboken : que du bonheur ! L.B . Roquebrune-Cap-Martin -

Richard Galliano au château : le triomphe de l'accordéon.Il est des soirs de concert où les artistes sont parfois touchés par la grâce. A la recherche de cette magie artistique si fragile, les artistes nous offrent quelquefois un sens émotionnel si fort que la communion collective vibre à l'unisson? Toutefois, pour vivre ce genre de moments inoubliables, il faut que les conditions soient proches de l'extraordinaire. Il aura donc fallu une nuit étoilée,une légère moiteur dans l'air et un public « démesuré » pour que le trio Hoboken et « l'extra terrestre » Richard Galliano parviennent à rendre cette soirée sur le parvis Rainier III : féerique;

 

*Une extraordinaire palette*

Arrivés sur la pointe des pieds même pas une heure avant le concert, les artistes découvraient la scène en plein air qui allait être le théâtre d'une grande prestation musicale. Une salle pleine à craquer, déjà frémissante et des organisateurs qui installaient des chaises supplémentaires? sur scène ! Le trio en ut majeur de Joseph Haydn arrangé pour accordéon ouvrait tout en finesse et en douceur cette première partie. Puis Richard Galliano, seul, debout, allait nous gratifier d'une « Vie violence » empreinte d'émotion et de virtuosité laissant planer dans chaque recoin, l'ombre d'un Claude Nougaro avec lequel il composa ce titre phare en 1993.

 Le Trio Hoboken composé de Saskia Lethiec (violon), Renaud Dejardin(violencelle) et de Jérôme Granjon (piano) se permettait également de dérouter le public grâce à ses interprétations si bien travaillées. Le concerto BWV 1060 de Bach touchera d'ailleurs la perfection.

 *Loin des clichés*Loin des « clichés franchouillards » où l'accordéon musette faisait danser nos grands-parents dans les bals populaires d'après guerre, la force de Richard Galliano est d'imposer l'accordéon dans tous les registres, même classique.Comme si cet instrument avait toujours fait partie d'un philharmonique? Pourtant, les préjugés, même artistiques, sont lourds et tenaces. Richard Galliano n'en a que faire, il balaie de virtuosité les conventions et démocratise le piano à bretelles comme personne?

 Témoin le public en transes qui assistait à la seconde partie de soirée en se délectant de mouvements « raveliens » relayés bien évidemment par des compositions du maître Galliano. Après le traditionnel rappel, le final fera même bondir le public qui se lèvera comme une seule et même personne.

Après avoir joué dans l'Oliveraie du Cap, puis sur le Parvis Rainier III, on espère que Richard Galliano fera honneur au vieil adage du « jamais deux sans trois ». Le Trio Hoboken et le maître accordéoniste se retiraient sur la pointe des pieds comme ils étaient arrivés? Quatre virtuoses que ne sont pas près d'oublier les Roquebrunois .

L.b-Nice Matin